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ÉCRANS ET MIROIRS 
Une enquête se déroule dans le cadre d’une organisation à vocation caritative, soupçonnée de dérive sectaire et  de pratiques illicites. Le jeu de l’illusion et  de la réalité semble être érigé en une pratique thérapeutique étrange dans cet  établissement où l’on parle  beaucoup du rapport  entre la vérité et l’amour et où l’on trouve partout des écrans et des miroirs.  Instruments qu’il est vivement conseillé d’utiliser si l’on veut éviter les confrontations violentes et même parfois  des  coups de feu meurtriers, en particulier lorsque des journalistes trop curieux s’introduisent dans la maison. Sous couvert d’une enquête policière rondement menée et parsemée d’évènements imprévus et mystérieux, cette pièce (aussi passionnante à lire qu'un roman) propose une vision de la communication qui n'est peut-être pas si futuriste qu'il n'y paraît. C’est aussi une satire féroce des médias contemporains. 

Auteur : Jean-Paul Inisan -113 pages - - Éditions l'Harmattan (septembre 2014)  - 13 €  - Existe  aussi en version numérique PDF téléchargeable  - Vous pouvez vous procurer ce livre dans  la plupart des  librairies, sur tous les  sites de vente internet :   fnac.comamazon.fr,dialogues.comdecitre.fr, etc., et sur le site des éditions (plus rapide) : editions-harmattan.fr - Existe aussi en version numérique PDF téléchargeable (9,99 €) sur le site des éditions. -

EXTRAIT 1
Scène 5

À nouveau brouhaha et bousculade derrière la porte. Héloïse entre, le visage défait.

VINCENT, inquiet.
Que se passe-t-il ?

HÉLOÏSE, débordée  par l'émotion, faisant un effort pour parler. Elle balbutie.
Mon dieu, mon dieu, c'est horrible !

VINCENT, un peu agacé.
Mais enfin, Héloïse, calmez-vous et expliquez-vous !

HÉLOÏSE, balbutiant, d'une voix ténue, montrant l'écran.
Allumez, allumez et vous comprendrez.

Vincent allume l’écran et l'on voit d'abord une grande surface d'eau. Cette image se prolonge pendant quelques secondes puis l'on voit, en gros plan, le visage tourmenté de Franck. Il semble crier mais il n’y a pas de son. On voit ensuite tomber un corps de très haut et disparaître sans qu'on puisse savoir vraiment s'il s'agit de Franck.

HÉLOÏSE, gémissant très fort …
Mon dieu, mon dieu, c'est horrible ! Il est mort, il est mort !

LE COMMISSAIRE, regardant l'image, pensif.
Bizarre !...

VINCENT
Mais en êtes-vous certaine ? Avez-vous...

HÉLOÏSE, criant d’une voix aigüe  et montrant l'écran.
Mais regardez, regardez !

Sur l'écran on voit une barque avec quelques personnes équipées de gilets de sauvetage. L'une d'entre elles est équipée d'une tenue de plongée (mais elle ne plonge pas). Elles sondent le fond de l'eau avec de grandes perches.

HÉLOÏSE, criant et ne s'intéressant plus à l'image.
C'est trop tard, c'est trop tard, il est mort, il est mort !

VINCENT, agacé et la voix tremblante.
Calmez-vous, ils vont peut-être le sauver, regardez, regardez (il lui montre l'écran) l'image au lieu de crier !

LE COMMISSAIRE, intrigué, suspicieux.
Oui, pourquoi criez-vous aussi fort, mademoiselle  ?

HÉLOÏSE, criant toujours.
Parce que c'est vrai ! Et c'est affreux, c'est affreux, je vous le dis ! Écoutez-moi, mais écoutez-moi à la fin !

LE COMMISSAIRE, paternel (un œil tourné vers l'écran).
Allons, allons, calmez-vous un peu, mademoiselle , et dites-moi ce qui s'est passé exactement.

HÉLOÏSE, criant, très agressive.
Taisez-vous,-vous ! Tout ce qui s'est passé, c'est de votre faute ! Vous l'avez... C'est vous qui l'avez poussé à...

LE COMMISSAIRE, l'interrompant rudement.
Attention à ce que vous dites, madame ! N'oubliez pas que vous parlez à un officier de police !

HÉLOÏSE, baissant le ton mais toujours agressive.
Officier ou pas, vous avez perturbé cet enfant avec vos questions sur le départ de Fanny ! Ça l'avait déjà mis au désespoir et vous, vous l'avez achevé ! Emprisonnez-moi si vous le voulez mais la vérité, vous la saurez ! Vous vouliez savoir ce à quoi Fanny n'avait pas le droit ? Eh bien, vous êtes servi maintenant !

LE COMMISSAIRE, s'adressant à Charles.
Elle est folle ou quoi ? Dois-je l'arrêter ou la faire interner à l'hôpital ?

HÉLOÏSE, murmurant entre ses dents, rageuse et en faux aparté.
Si je suis folle alors vous, vous êtes un assassin !

LE COMMISSAIRE, stupéfait, incrédule.
Quoi ? Vous voulez répéter ça ?

HÉLOÏSE, parlant clairement.
Si je suis folle ou coupable, alors vous, vous êtes un assassin !

LE COMMISSAIRE, à l'inspecteur Martin.
C'est bon Martin, embarquez-moi ça !

L'inspecteur entraîne Héloïse dehors. Elle joint les poignets d'un geste théâtral. Le commissaire s'intéresse à nouveau à l'image, où l'on voit toujours les gens sur la barque en train de sonder l'eau avec leurs perches.

VINCENT, doucement.
Pardonnez-lui, monsieur le commissaire ! On dit n'importe quoi quand on souffre. C'est une manière de se défendre contre la douleur ! 


EXTRAIT 2 
Scène 4 

La porte est ouverte brutalement et plusieurs journalistes entrent, munis d’appareils d’enregistrement. 

PREMIER JOURNALISTE
La Vérité de Paris. Est-il vrai que vos jeunes pensionnaires féminins doivent accomplir des missions nocturnes un peu particulières ? 

DEUXIÈME JOURNALISTE
La Clarté de Marseille. Le dénommé Franck s'est-il suicidé parce qu'il aimait une de vos employées que vous avez licenciée ? 

TROISIÈME JOURNALISTE
La Lumière de la Foi. Est-il vrai que votre maître disposait d'un compte secret en Suisse ? 

HÉLOÏSE, hurlant.
Sortez, sortez tout de suite ! Vous n'avez pas le droit, sortez ! 

DEUXIÈME JOURNALISTE
Nous ne voulons surtout pas vous déranger mais nous voudrions savoir s'il est vrai que... 

Arrive un quatrième journaliste, accompagné par Manon, qui a l'air très tendue. 

QUATRIÈME JOURNALISTE, jeune, séduisant, dynamique.
Pouvez-vous me confirmer ce que cette jeune personne vient de me dire : tous les gestes et les paroles de vos pensionnaires sont filmés et enregistrés jour et nuit ? 

VINCENT, qui se contenait difficilement, laisse éclater sa colère.
Sortez, sortez ! Sortez tout de suite ! 

Le quatrième journaliste feuillette fébrilement un livre qu'il a pris dans la bibliothèque. 

VINCENT, lui arrachant le livre des mains et criant.
Nooon ! Ne touchez pas à ça ! 

Vincent tente de  pousser le journaliste  vers la sortie mais il n’y parvient pas. Pendant ce temps les autres photographient la scène. De rage Vincent gifle le journaliste, qui le gifle à son tour. Furieux, Vincent ouvre un tiroir et en sort un pistolet, qu’il braque, menaçant, vers son agresseur. Celui-ci s'écroule immédiatement, sans qu'il y ait eu le moindre coup de feu. Manon, effrayée, se jette dans les bras de Charles, très calme, souriant. Les journalistes photographient. 

VINCENT, incrédule et effrayé, posant son arme.
Mais, mais ! Je n'ai pas tiré ! 

HÉLOÏSE, se précipitant vers le corps inerte et collant son oreille sur la poitrine pour écouter le cœur.
Je n'entends rien. (S'adressant aux journalistes, qui continuent de prendre des photos) S'il vous plaît, un peu de silence ! Ils se calment. Elle se penche à nouveau vers le corps pour écouter le cœur. Elle se relève, en portant les mains à son front, regarde Vincent d’un air catastrophé. Les journalistes se retirent en portant le corps de leur collègue. 

MANON, horrifiée, s'adressant à Vincent.
Vous l'avez tué ! 

VINCENT, retrouvant ses esprits mais abasourdi.
Mais mais non... je n'ai pas... je n'ai pas tiré !  Je ne comprends pas. Il reprend le pistolet, l’examine et le donne à Charles. Regardez, regardez, il n’est même pas chargé ! Charles repose l’arme sans la regarder. 

MANON, protestant.
Mais je l'ai vu tomber ! 

VINCENT, parlant difficilement.
Je ne comprends pas ce qui s'est passé. 

HÉLOÏSE, faisant un effort pour comprendre.
Vous avez appuyé sur la gâchette ? 

VINCENT, balbutiant.
Euh... oui… Non, non ! Je ne sais plus... 

MANON, criant, perdue.
Même s'il ne l'a pas fait, c'est horrible ! 

VINCENT, toujours très troublé.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je... je... ne comprends pas. 

HÉLOÏSE
Juste avant qu'ils entrent vous disiez que c'étaient des êtres humains comme les autres. Ça ne vous a pas empêché d'en tuer un ! 

VINCENT, tourmenté, se parlant à lui-même.
Je ne comprends pas... Oui, ce sont des êtres comme nous ! Ils ne sont pas différents de nous... 

HÉLOÏSE
Oh, moi, je pense que ce sont des monstres ! On aurait dit une nuée de vautours s'abattant sur un cadavre encore chaud... 

Scène 5 

Un journaliste, celui qui était tombé et semblait mort, entre doucement dans la pièce. Visages stupéfaits d’Héloïse et de Manon. Étonnement perplexe de Vincent. Calme de Charles. 

Le journaliste regarde Vincent, se dirige vers lui mais il titube, porte la main à son front, semble éprouver des difficultés pour respirer. 

HÉLOÏSE, avançant précipitamment une chaise.
Asseyez-vous. Manon, va lui chercher un verre d'eau. 

VINCENT, incrédule, comme paralysé.
Je  ne comprends pas, je ne comprends pas... 

HÉLOÏSE, maternelle, au journaliste.
Ça va mieux ? 


EXTRAIT 3 

IMAGE DE FRANCK, joueur.
Commissaire ! 

LE COMMISSAIRE, bougonnant, de plus en plus abasourdi, se contrôlant difficilement.
Oui, qu'est-ce que c'est encore ? 

IMAGE DE FRANCK, joyeux.
Commissaire, je vous vois et je vous entends ! 

LE COMMISSAIRE, étonné, incrédule.
Mais vous... je vous croyais... 

IMAGE DE FRANCK
Vous voyez bien que je suis là ! 

LE COMMISSAIRE, balbutiant d'étonnement.
Mais alors c'était... c'était... mais pour... pourquoi ? (S'adressant à l'inspecteur sur un ton professionnel) Inspecteur, voyez-vous bien, comme moi, le dénommé Franck ? 

L’INSPECTEUR, calme, détaché.
Oui, patron. 

LE COMMISSAIRE
Et vous trouvez ça normal, vous ? 

L’INSPECTEUR
Non, patron. 

LE COMMISSAIRE
Mais, enfin, inspecteur, vous savez bien que cette personne est morte sous nos yeux, il y a à peine quatre jours ! 

L’INSPECTEUR
Oui, patron, sous nos yeux ! 

IMAGE DE FRANCK, joyeux, joueur.
Commissaire, je suis là ! 

LE COMMISSAIRE
Si vous me voyez dites-moi ce que je fais en ce moment. Il sort un pistolet de dessous sa veste (le même pistolet dont s'était servi Vincent) et le braque sur l'écran. 

IMAGE DE FRANCK
Vous braquez une arme sur mon image. 

LE COMMISSAIRE
Et si je tire ? 

IMAGE DE FRANCK, riant très fort.
Ah, ah, ah ! Oui, c'est ça, tirez, tirez, monsieur le commissaire, mais vous ne tuerez pas mon image aussi facilement que vous avez tué ma personne ! Ah, ah, ah ! Mais tirez, tirez donc, tire donc papa, tire papa Baratel (chante), tire papala, papala, cocapapa, papacaca, papadroit, papadroit ! 

LE COMMISSAIRE, baissant son arme.
Mais c'est incroyable, ça ! Qu'est-ce que c'est que ça ? 


EXTRAIT 4 
Scène 5

On frappe à la porte et Romain entre. La scène est à demi éclairée. L'image de Romain apparaît sur l'écran de droite. Le commissaire et l'inspecteur sont dans l'ombre, toujours assis sur les fauteuils, tournant le dos au public. Romain s'arrête, semble croire qu'il n’y a personne. Il se recoiffe devant le miroir sans tain. Un projecteur éclaire son visage. Il joue à donner à celui-ci quelques expressions : sourire forcé, agressivité feinte, douceur, intérêt...

L'image du commissaire apparaît sur l'écran de gauche.

IMAGE DU COMMISSAIRE, se raclant la gorge pour signaler sa présence.
Heurrrr…

IMAGE DE ROMAIN, s’adressant à l’image du commissaire, alors que Romain lui-même tourne le dos au public.
Commissaire ?

IMAGE DU COMMISSAIRE, étonné.
Monsieur... Robert ! Qu'est-ce que vous faites ici ?

IMAGE DE ROMAIN
Mon métier, monsieur le commissaire !

IMAGE DU COMMISSAIRE
Ah ! Toujours le premier aux nouvelles, comme d'habitude, quoi !

IMAGE DE ROMAIN, enjoué.
Monsieur le commissaire, vous savez, c'est une des conditions pour réussir dans mon métier ! Être toujours le premier sur le lieu du crime ! Les lecteurs apprécient !

IMAGE DU COMMISSAIRE
Quel âge avez-vous, monsieur Robert ?

IMAGE DE ROMAIN
J'ai vingt-sept ans.

IMAGE DU COMMISSAIRE, bourru et paternel.
Et beaucoup d'ambition, n’est-ce pas ?

IMAGE DE ROMAIN 
Une ambition raisonnable, je pense.

IMAGE DU COMMISSAIRE, familier.
Vous savez, monsieur Robert, je connais très bien votre directeur... Un vieil ami de jeunesse ! Il y a bien longtemps, nous avons fait les quatre cent coups ensemble et avec d'autres ! Je pourrais lui parler de vous... En bien évidemment... J'ai cru comprendre qu'une nouvelle équipe de rédaction allait bientôt se mettre en place à votre journal. Si vous le souhaitez je peux intervenir en votre faveur !

IMAGE DE ROMAIN, surpris.
Et pourquoi feriez-vous cela pour moi, monsieur le commissaire ?

IMAGE DU COMMISSAIRE,  faussement embarrassé.
Eh bien... euh, suivant les renseignements qui m’ont été communiqués  par mes services, il semblerait que vous disposez, dans cet établissement, d’une excellente source d’informations !  


EXTRAIT 5  

ROMAIN, très irrité.
Regardez l'image, nom de dieu ! 

VINCENT
Non ! 

ROMAIN, sortant le pistolet du commissaire de sa poche et le braquant en direction de Vincent
Allez, ne discutez plus, regardez l'image ! 

IMAGE DE VINCENT, regardant l'image de Romain sur l'écran.
Mais vous êtes devenu fou ! Arrêtez ! 

IMAGE DE ROMAIN , apaisé, souriant et se tournant vers l'image de Vincent.
Pas plus fou que vous l'autre jour, lorsque vous avez appuyé sur la gâchette mais attention, ce coup-ci l'arme est chargée ! 

IMAGE DE VINCENT, doucement.
Ne pourriez-vous pas la baisser maintenant que je regarde votre image ? 

IMAGE DE ROMAIN
Non, pas tant que vous ne m'aurez pas dit ce que vous avez à me dire car vous vouliez me dire quelque chose, n’est-ce pas ? 

IMAGE DE VINCENT, balbutiant.
Euh... non... si, si, à vrai dire si... Je voulais vous demander pourquoi je vous parais si dangereux que vous avez besoin de... de... 

IMAGE DE ROMAIN, à nouveau tendu.
Vous êtes dangereux parce que vous avez failli me tuer, il n'y a pas très longtemps. 

IMAGE DE VINCENT
Mais... mais l'arme n'était pas chargée ! Vous venez de le dire vous-même. 

IMAGE DE ROMAIN
Oui, mais vous l'ignoriez ! 

IMAGE DE VINCENT
J'ignorais qu'elle était chargée.


 EXTRAIT 6

Entrée d’Héloïse, affolée.

HÉLOÏSE
Mais qu'est-ce qui se passe ?

Elle voit Romain, l'arme à la main, et cherche du regard s'il y a un blessé.

ROMAIN, montrant l'écran avec le pistolet.
Je me suis débarrassé de quelqu'un que je ne pouvais pas voir.

Héloïse, se calmant, lui prend l'arme délicatement et sans la moindre crainte. Elle la regarde avec étonnement.

HÉLOÏSE, avec bonne humeur.
Mais elle est encore chaude ! Je ne vois rien ici qui... (s'adressant au commissaire) Commissaire, vous n'avez rien ? A-t-il blessé quelqu'un ?

Le commissaire lui fait non de la tête et, avec un sourire entendu, se rassoit dans un des fauteuils. L'inspecteur l'imite.

HÉLOÏSE
Bon, c'est toujours ça. Mais alors qui a tiré ce coup de feu et contre qui ou contre quoi ?

ROMAIN
Je te l'ai dit, ma chérie : contre une personne que je ne veux pas voir.

HÉLOÏSE
Mais explique-toi, Romain, je ne vois personne ici qui soit blessé ou même égratigné !

ROMAIN, souriant et faisant un geste de la main.
Pfft ! Je l'ai fait disparaître !

HÉLOÏSE, un peu agacée.
Mais qui ? Qui ?

ROMAIN, comme dans un état second.
Eh bien le terroriste de la maison, tiens !

HÉLOÏSE, de plus en plus agacée.
Qui ?

ROMAIN
Oui, celui qui a voulu me tuer parce que je jouais au profanateur.

HÉLOÏSE, surprise puis inquiète.
Ah, Vincent ? Mais qu'est-ce que tu lui as fait ?

ROMAIN, agacé.
Mais je n'arrête pas de te le dire : je l'ai détruit.

HÉLOÏSE
Détruit ? Je viens de le rencontrer : dans le couloir et il avait l'air de bien se porter !

ROMAIN, montrant l'écran vide.
Pour moi il n'existe plus !

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